jeudi 9 juillet 2015

REVENU UNIVERSEL

   
Souvent, nous oublions la simple logique: depuis le 19ème siècle, nous ne cessons de faire des progrès pour inventer des machines qui nous soulagent du travail. Or aujourd’hui, après avoir inventé ces machines nous nous plaignons qu’il y ait moins de travail ! 
Mais est-ce réellement du travail que les gens veulent ? Parce que si c’est cela, il ne fallait pas inventer de machines !
Si la machine remplace l’homme dans le travail, mis à part la construction de celle-ci et son entretien, le reste de ce que produit cette machine devrait donc constituer la rentabilité de l’homme, or au lieu de cela, cette rentabilité profite à quelques capitalistes qui n’auraient jamais fait ce travail de toute façon ! Tandis que l’ouvrier remplacé est soulagé du travail de production, mais aussi de la rentabilité de cette production !
Le résultat global, c'est une multitude de gens qui comptent pour aboutir à la fin de mois, tandis que certaines familles affichent des fortunes de plus de 500 trillions de dollars!!! (500 000 000 000 000, ou, 500 cent mille milliards) Ce qui représente une incongruité économique!
Ce concept est ce qui appauvrit l’ensemble d’une société pour enrichir une extrême minorité, et l’ensemble de la société se retrouve dans une situation pire qu’à l’origine : dans les années 1950, la femme ne travaillait pas, lavait (à la main) et repassait le linge de la maison, cuisinait pour la famille, et trouvait encore le temps d’éduquer les enfants, de coudre ou tricoter, et parfois de boire le thé avec des amies dans la même situation. Aujourd’hui, elle dispose d’une machine à laver et d’un nombre incroyable de machines destinées à lui simplifier la vie, mais elle doit travailler, n’a plus le temps de s’occuper de ses enfants et doit acheter des plats cuisinés déjà préparés, tout en vivant dans un stress permanent de course contre la montre. Aucune femme d’avant 1950 n’échangerait sa place pour vivre ce genre de « progrès »!
Ceci pour dire que parmi les grandes injustices de notre monde, celle qui consiste à maintenir l’homme en esclave du travail malgré sa non nécessité puisque des machines le remplacent, est l’une des plus flagrantes ! Dans l’ouvrage « la démosophie », j’aborde cet aspect sans le développer car je pense qu’une modification aussi profonde de nos concepts doit être étudiée en profondeur et décidée par l’ensemble de la population.
Le concept démosophique s’appuie sur des calculs économiques laissant apparaître que la durée réelle de travail utile d’un humain ne devrait pas excéder une période de quinze ans, ce qui signifie qu’une gestion appropriée de l’argent produit par les machines doit permettre de lui assurer sa qualité de vie le reste de son existence.

Le concept lui-même consiste donc à assurer à chaque individu d'une nation, et durant toute sa vie, un revenu de base minimum, sans conditions, suffisant pour lui permettre d'assurer sa subsistance (actuellement, cela se situerait aux alentours de 2000 euros). Toute activité professionnelle exercée produisant un salaire s'ajouterait à ce revenu. Cela faciliterait autant l'intégration des jeunes que l'assurance d'une retraite digne pour tous. Curieusement, à l'inverse de ce qu'il parait, ce revenu-base coûterait moins cher au pays que le système social actuel, serait plus équitable et ne représenterait un préjudice économique que pour les banques et les grandes fortunes.



Plusieurs problèmes qui sautent aux yeux.

-       IMMIGRES : (oblige fermeture frontière)

-       TRAVAUX DURS ET PENIBLES : plus personne ne voudrait les faire, ce qui les valoriserait. Ils seraient alors mieux payés, mais cela dévaloriserait les autres : dans ce cas, pourquoi faire de longues études pour aboutir à un travail moins payé ?

-         ETUDES : Si les travaux moins pénibles sont moins payés, cela n’encourage pas aux études et rapidement, nous n’aurons plus personne capable de maintenir les machines, mais aussi le progrès dans son ensemble. Et cela affecterait tous les secteurs (nous n’aurions bientôt plus de chirurgiens par exemple).

Il y a de multiples autres implications qui, TOUTES, doivent être examinées avec attention avant la moindre décision, et, les aménagements eux-mêmes pour aboutir au concept, doivent aussi être intégrés à partir de la société actuelle, ce qui n’est simple, ni pour l’aspect économique ou financier, ni pour les aspects sociaux et humains.
Bien sûr, si l’on interroge chaque personne ne disposant pas aujourd’hui d’une bonne situation, on est sûr d’obtenir leur approbation d’un système qui donnerait à chacun un revenu sans travailler. Mais chaque humain doit être assez raisonnable pour penser, à lui bien sûr, mais aussi à l’ensemble de la collectivité. C’est ETRE RESPONSABLE, (ce qui est le prix exigé par la démosophie).

Quelques solutions faciles :

EN CAS DE REVENU DE BASE :

-          Il faudrait bien sûr interdire aux banques des prêts basés sur ce revenu.
-          Il faudrait qu’il soit totalement insaisissable.
-         Les dettes telles que les amendes devraient pouvoir être payées en travail, ce qui fournirait le personnel pour les travaux durs ou pénibles.
-          La fiscalité serait orientée essentiellement sur la TVA.



EN CONCLUSION :

OUI, à l’évidence, c’est réalisable, et cela doit être réalisé, c’est le vrai futur humain, mais le contrôle des naissances fait lui aussi partie des obligations absolues du futur humain, comme la gestion de l’environnement, etc.

Donc, après une mûre réflexion, il faudra commencer par établir un vrai bilan pour connaître la situation réelle, puis projeter tout le concept résultant de la réflexion pour le soumettre à l’ensemble de la population, et laisser une deuxième période de réflexion avant de soumettre à l’ensemble le choix des décisions à prendre. Cela ne peut être un processus rapide ! Mais quel enrichissement pour l'être humain, et donc pour la société humaniste qui redécouvrira la profonde justesse de ces mots de Sacha Guitry:
"Le jour où les gens auront compris que ce qu'il y a de plus amusant sur la terre, c'est de s'instruire et que ce qu'il y a de plus embêtant, c'est de s'amuser... Ce jour là, le monde aura fait un pas gigantesque vers le bonheur !" Car lorsqu'on fait ce qui nous plait, cela ne peut plus être considéré comme du "travail", et c'est pourtant beaucoup plus productif!

     Seules les grandes entreprises d'un pays, liées à ces banques et aux politiciens, parviennent à générer d'énormes bénéfices qu'ils se partagent entre eux, sans passer par la fiscalité du pays, ce qui en fait des parasites plutôt que des entreprises utiles au pays.
Affaires en cours permettant d'avoir idée des sommes en jeu


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